Dystopie Stratagèmes mondialistes / Aucune paix

Comment sommes nous arrivés aux appels des mondialistes pour ‘La Grande Réinitialisation’?

Article de Steven Guinness

Le dévoilement le 3 juin par le Forum économique mondial [WEF] de l’Agenda The Great Reset semble à la surface être un concept nouvellement conçu créé directement en réponse au Covid-19.

[The Great Reset – La Grande Réinitialisation]

Il s’avère que, dès 2014, les premiers sondages d’une ‘réinitialisation’ ont été effectués.

Afin de saisir la portée de l’intervention du WEF, il est important de tenir compte des années qui ont précédé 2020.

Et comment elles ont jeté les bases de notre situation actuelle.

2014

Chaque janvier, le WEF organise sa réunion annuelle à Davos, en Suisse.

En 2014, Christine Lagarde (directrice générale du FMI) a appelé à une «réinitialisation» de la politique monétaire, la réglementation du secteur financier et des réformes structurelles des économies mondiales.

Lagarde a insisté sur le fait qu’une réinitialisation était nécessaire «dans la manière dont l’économie se développe dans le monde».

En complément, Lagarde a cité les dangers pour la stabilité financière dus aux «bulles qui se développent ici et là», les plus de 200 millions de chômeurs dans le monde et la croissance économique trop lente.

Malgré ces préoccupations, Lagarde était d’avis que l’assainissement budgétaire au sein des économies nationales était encore nécessaire, pour contrôler les dépenses et assurer la «reprise après 2008».

[Article de l’auteur qui détaille l’aspect politique monétaire du réinitialisation promu par Lagarde – Monetary Policy ‘Reset’: From Rhetoric to Actuality.

Il évoque comment, au moment de l’intervention de Lagarde, la Réserve fédérale réduisait son programme d’achat d’actifs (assouplissement quantitatif – QE), introduit à la suite de l’effondrement de Lehman Brothers. Et qui a déclenché la crise financière de 2008.]

À la fin de 2014, la Fed avait appelé à un arrêt complet du QE.

[L’assouplissement quantitatif (QE) est une politique monétaire.

Par laquelle une banque centrale achète à grande échelle des obligations d’État, ou d’autres actifs financiers, afin d’injecter de l’argent dans l’économie pour développer l’activité économique.]

Un an plus tard, en décembre 2015, ils ont commencé à relever les taux d’intérêt pour la première fois (depuis plus d’une décennie).

Ensuite, ils ont introduit un programme de réduction des actifs, dans le cadre duquel la banque centrale a commencé à retirer des actifs de son bilan.

Pour Lagarde, la coopération internationale serait essentielle pour qu’une réinitialisation réussisse.

Sans la coopération des nations, probablement, elle serait semée d’instabilité et de turbulences sur le marché.

Lagarde a souligné l’importance du ‘moyen terme’ lorsqu’il s’agissait de réaliser la réinitialisation:

(Dans un entretien avec Bloomberg lors de la réunion du WEF)

Le court terme se heurte au moyen terme; mais, la question est de ramener le moyen terme dans l’équation personnelle, politique et corporative.

Et c’est le travail du FMI.

2015

Rétrospectivement, 2015 est une année très significative.

Elle a vu les planificateurs mondiaux déclarer assez ouvertement, leurs ambitions pour un nouvel ordre mondial à mettre en oeuvre dans les 15 prochaines années.

Tout d’abord en septembre, il y eu le dévoilement de l’Agenda 2030 issu des Nations Unies; et avec lui, dix-sept objectifs principaux connus sous le nom Sustainable Development Goals [Objectifs du développement durable].

193 membres de l’ONU ont adopté l’Agenda 2030, coïncidant avec 70e anniversaire de l’existence de l’institution [ONU].

Les dix-sept objectifs répertorient la fin à la pauvreté d’ici 2030 et l’abolition de la faim.

Une action sur le changement climatique était également nécessaire, tout comme la création de villes et de communautés durables et une bonne santé et un bien-être (que l’ONU associe directement à la vaccination des familles).

L’Agenda 2030 a remplacé les objectifs du Millennium Development Goals [Objectifs de Développement du Millénaire] introduits en 2000 et qui comprenaient une série de cibles à atteindre d’ici 2015.

Selon l’ONU, «d’énormes progrès» ont été réalisés. «Mais, il reste encore beaucoup à faire».

En 2015, lors de la signature des Objectifs de développement durable, Claire Melamed (directrice du groupe de réflexion mondial ‘Overseas Development Institute‘) a déclaré à la BBC:

(Pour avoir une idée de ce que l’ONU entend par ‘plus‘)

S’ils veulent être satisfaits, nous devrons voir d’énormes sommes d’argent.

Nous allons voir les gouvernements se comporter d’une manière complètement différente.

Nous allons devoir voir les entreprises changer totalement leurs pratiques commerciales.

Cela peut être fait, mais la vraie question est de savoir, si nous voulons le faire suffisamment.

Melamed est désormais PDG de Global Partnership for Sustainable Development Data.

Parmi les partenaires de financement de l’organisation figurent la Fondation Bill et Melinda Gates.

Elle est une organisation de premier plan dans la campagne pour un vaccin servant à immuniser les gens contre le Covid-19.

En décembre 2015, trois mois après l’annonce de l’Agenda 2030, est arrivé l’Accord de Paris sur le Climat, lors de la conférence COP21.

L’accord est directement lié aux Nations Unies.

Et il fonctionne dans les limites de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Et, il a été le premier accord universel et juridiquement contraignant adopté sur le sujet.

L’atteinte des objectifs de l’accord inclut une limitation du réchauffement climatique à moins de deux degrés.

Ainsi, que des flux financiers appropriés, un nouveau cadre technologique et un cadre amélioré de renforcement des capacités seront mis en place; qui soutiendra ainsi l’action des pays en développement et des plus vulnérables, conformément à leurs propres objectifs nationaux’.

[pdf de Commission économique des Nations Unies pour l’Europe]

Jusqu’à présent, 189 pays ont ratifié l’accord sur 197 qui étaient présents à la conférence de Paris.

En octobre 2016, le seuil requis a été atteint pour que l’accord entre en vigueur.

2016

Avec l’Agenda 2030, l’engagement de l’Accord de Paris sur le Climat, la réunion annuelle du Forum économique mondial s’est déroulée sous le thème de la quatrième révolution industrielle (4IR).

(Forum économique mondial souscrit pleinement aux objectifs de développement durable des Nations Unies)

[Article auteur sur: Quatrième révolution industrielle: Mission Creep vers un nouvel ordre mondial – Première partie ). Il reprend la façon, dont le président exécutif du WEF, Klaus Schwab, décrivait l’impact que la quatrième révolution industrielle aurait sur le monde.]

Premièrement, tout engloberait et impliquerait toutes les parties prenantes de la politique mondiale; ce qui signifierait un engagement total avec les secteurs public, privé, les universités et la société civile.

Certains aspects de la révolution comprennent: la perturbation des emplois et des compétences, la perturbation des entreprises, l’innovation et la productivité, la gouvernance agile, la sécurité et les conflits.

Deuxièmement, la connexion à travers ces domaines inclut toute une série de préoccupations; qui sont l’essor de la technologie blockchain, la gouvernance mondiale, l’avenir de l’entreprise, de la main-d’œuvre et de l’emploi, l’avenir du gouvernement, l’avenir de la production, le développement durable et les systèmes de protection sociale.

La révolution est qualifiée de révolution numérique.

Une révolution où la «fusion des technologies» incarne les sphères physiques, numériques et biologiques qui se réunissent.

L’intelligence artificielle, la robotique, la nanotechnologie et la biotechnologie font toutes partie de la vision du 4IR.

Schwab a dit très clairement, que le monde peut s’attendre à ce que la révolution soit une «symbiose entre les micro-organismes, le corps humain, les produits que les gens consomment et les bâtiments que nous habitons».

Une conséquence de ceci est que les êtres humains ne seront plus seulement des utilisateurs de la technologie; ils commenceront plutôt à converger avec le monde numérique et biologique pour en faire partie.

Une deuxième conséquence est que, chaque industrie de la planète sera soumise à un certain degré de «perturbation», au fur et à mesure que le 4IR progressera.

Ce qui entraînera une transformation des systèmes de production, de gestion et de gouvernance.

Cela ne s’arrête pas là.

En dehors du travail, l’identité humaine, la vie privée, les notions de propriété, les modes de consommation, le temps consacré au travail et aux loisirs, comment nous nous développons en tant qu’individus et comment nous rencontrons les gens et entretenons les relations devront tous changer pour s’adapter à 4IR.

Depuis le début de Covid-19, beaucoup de ces domaines ont déjà subi des perturbations importantes

Peu de temps après la réunion du WEF de 2016, le monde a connu d’importantes crises géopolitiques.

Le Royaume-Uni a voté pour quitter l’Union européenne et Donald Trump est élu 45e président des États-Unis.

2019

Trois ans après avoir annoncé l’arrivée d’un changement technologique, politique et sociétal majeur, le Forum Économique Mondial était de retour avec un nouveau thème:

«Mondialisation 4.0: façonner une nouvelle architecture à l’ère de la quatrième révolution industrielle».

[Sujet couvert dans un article par l’auteur: Why Dismissing Globalist Warnings as ‘Project Fear’ May Prove a Mistake.]

En parlant de «mondialisation 4.0», Schwab a décrit le présent comme une «ère d’insécurité et de frustration généralisées»; et il a continué à blâmer cet environnement propice à la montée du populisme.

Ce que Schwab n’a pas mentionné directement, c’est comment une résurgence des tendances protectionnistes aidait le WEF à être en mesure de faire valoir l’argument en faveur du 4IR.

Plus le niveau de désunion mondiale est élevé, plus les groupes comme le WEF ont des chances de cultiver le concept d’un Nouvel Ordre Mondial et de convaincre les gens de sa nécessité.

La mondialisation 4.0 est une facette de 4IR.

Une vision à laquelle Schwab s’engage sans réserve:

La mondialisation 4.0 ne fait que commencer; mais, nous y sommes déjà largement sous-préparés.

S’accrocher à un état d’esprit dépassé et bricoler nos processus et institutions existants ne suffira pas.

Nous devons plutôt les repenser de fond en comble; afin de pouvoir profiter des nouvelles opportunités, qui nous attendent, tout en évitant le genre de perturbations auxquelles nous assistons aujourd’hui.

Schwab a averti «Prêt ou pas», «un nouveau monde est à nos portes».

Cinq mois après la réunion du WEF, la Banque des règlements internationaux a introduit un nouveau concept appelé «BIS Innovation Hub».

Également, il est connu sous le nom de «Innovation BIS 2025».

[L’auteur a écrit sur l’Innovation BIS 2025: Un tremplin vers un «nouvel ordre mondial» économique.]

La BRI [Banque des règlements internationaux] a décrit le Hub comme une stratégie à moyen terme composée de trois éléments principaux:

  • Identifier et développer des informations approfondies sur les tendances critiques de la technologie affectant la banque centrale
  • Développer des biens publics dans l’espace technologique visant à améliorer le fonctionnement du système financier mondial
  • Servir de point focal pour un réseau d’experts des banques centrales sur l’innovation

Lors du lancement du hub, le directeur général de la BRI, Agustin Carstens, a parlé de «remodeler le paysage financier», après «les cicatrices laissées par la crise financière».

Selon Carstens, le moment était venu de réformer le mode de fonctionnement de la banque centrale.

En creusant dans le BIS Innovation Hub, il devient clair, qu’au cœur du projet se trouve la création de la monnaie numérique de la banque centrale (CBDC).

Dans la pratique, cela signifierait la suppression des actifs corporels tels que les billets et les pièces.

Et, ce qui amènerait la création d’une nouvelle forme de monnaie numérique, émise par les banques centrales.

Les systèmes de paiement mondiaux sont en train d’être réformés, pour tenir compte de l’utilisation de la blockchain et de la Technologie du grand livre distribué (DLT).

Et, les banques centrales ont commencé à diffuser des détails technologiques sur la façon dont une CBDC pourrait être émise.

[Le DLT, plus communément connu sous le nom de technologie blockchain, a été introduit par Bitcoin et il est maintenant un mot à la mode dans le monde de la technologie]

Dans l’état actuel des choses, un climat géopolitique instable, exacerbé par le Covid-19 et la crainte non prouvée que la manipulation de l’argent physique puisse transmettre le virus, aide la BRI dans ses ambitions.

Lesquelles sont de réinitialiser complètement la façon, dont le grand public interagira avec la monnaie de la banque centrale, dans les prochaines années.

Article de Steven Guinness, ‘How We Arrived at the Globalist Calls for a ‘Great Reset’ [Analyse économique et géopolitique du Royaume-Uni]

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