Article ‘Pourquoi Israël a créé le Hamas : et la chute du mouvement palestinien…’ sur Burning Blogger,

le 20 mai 2021 de S. Awan

Nous avons vraiment, vraiment besoin d’une leçon d’histoire.

Une, d’entre elles, montre quand la chute du mouvement palestinien s’est produite, où tout espoir de paix est mort et d’où vient le Hamas.

Tout d’abord, la principale revendication dès le départ est qu’Israël a créé le Hamas.

Le Hamas fait avancer l’agenda d’Israël, pas les intérêts du peuple palestinien.

Donc, réellement, les seules victimes de la guerre et des bombardements d’Israël et du Hamas sont les civils.

Principalement des civils palestiniens, parce qu’ils sont des doubles victimes.

Par exemple, à Gaza, ils sont victimes des bombes israéliennes mais ils doivent vivre aussi sous le Hamas.

Le Hamas est-elle une entité politique légitime?

D’une façon ou d’une autre on pourrait soutenir cette option.

Mais, hors Gaza, le consensus général est de considérer principalement le Hamas en tant que groupe terroriste ou extrémiste.

Cependant, le paradigme a tellement subi de manipulations que le Hamas est tout sauf en faveur des droits palestiniens.

Même si, officiellement, l’Autorité Nationale Palestinienne [Palestinian National Authority] est conduite par Mahmoud Abass (peu importe à quel point, vous pensez qu’Abass est ou non le leader). Il est censé être le ‘leadership’ reconnu du peuple palestinien.

Et, il est *supposé* être responsable non seulement de la Cisjordanie [West Bank] (y compris Jérusalem-Est qui est illégalement occupée et le mont du Temple), mais aussi de la bande de Gaza.

Pourtant, les médias internationaux – et Israël – ne parlent que du Hamas.

Conférer à l’organisation ‘terroriste’ une légitimité extraordinaire, c’est comme si le Hamas représentait l’ensemble du peuple palestinien et ses intérêts.

Ce qui est très discutable.

Mais, c’est ce que la droite sioniste israélienne veut nous faire penser.

Et, c’est ce que la plupart des médias internationaux adoptent dans leurs forces dynamiques de l’information et leurs reportages.

Comme noté dans ce précédent article, cette dynamique de l’information est maintenant réduite: à le Hamas *est* les Palestiniens et l’extrême droite *est* Israël.

Et, tout le monde, que cela soit du côté palestinien ou du côté juif, est exclu de la conversation ou de l’équation.

Mais, l’histoire montrera que ce paradigme n’est pas né par accident:

c’était bien l’état de fait recherché.

Mais avant la conclusion, cette probabilité que le Hamas soit au fond la création d’Israël sera clairement expliquée.

Mais, laissons le Hamas de côté pour un moment.

Et, établissons un bref historique sur la question relative au déclin du mouvement palestinien; et surtout, du déroulement de l’histoire du terrorisme palestinien qui, est en réalité plus obscur et dont beaucoup de gens ne sont pas conscients.

Par exemple, bien avant l’émergence du Hamas, il a été démontré que des groupes comme ‘Septembre noir’ travaillaient en réalité contre les intérêts palestiniens.

Ces groupes servaient un agenda israélien.

Le groupe ‘Septembre noir’ menait des attaques terroristes ‘palestiniennes’ particulièrement méchantes, dans les années 1970.

Patrick Seale a argumenté sur ce point concernant le tristement célèbre Abu Nidal.

En l’occurrence, dans son livre ‘Gun For Hire’, il a avance que l’horrible terroriste a travaillé pour le Mossad [une des trois agences de renseignement d’Israël]; alors que de tout évidence, il menait des actes terroristes ‘palestiniens’ violents à l’étranger.

Le sujet d’Abu Nidal (abordé dans cet article sur Lockerbie Conspiracy) mérite un article à lui tout seul; donc en l’espèce, ne nous égarons pas trop sur son histoire.

Mais, il existe un argument; selon lequel, le groupe Septembre noir et d’autres groupes dissidents palestiniens servaient à entamer la scission du mouvement national palestinien (au service d’Israël).

En outre, l’autre argument est que ces groupes dissidents ont servi à saper la cause palestinienne au niveau international et à fournir des justifications à Israël.

Au milieu des années 70, quand l’OLP a renoncé au terrorisme et qu’elle est devenue un mouvement purement politique, les ennemis du mouvement palestinien avaient besoin de moyens pour empêcher l’OLP de devenir ‘respectable’ à l’étranger.

Et, ceci dans le but d’éviter qu’ils obtiennent du soutien et de la sympathie.

Si vous avez grandi dans les années 80, vous vous souviendrez peut-être que le mouvement national palestinien sous Yasser Arafat a acquis une grande légitimité perceptible.

Et, sans aucun doute, ce mouvement avait des sympathisants et des partisans dans le monde entier; même si les États-Unis sont restés fermement pro-Israël.

La dernière chose dont les sionistes purs et durs avaient besoin était une autorité palestinienne; qui, soit perçue comme ouverte à la paix, au compromis et à la négociation.

Les perspectives laïques d’Arafat n’étaient pas bonnes pour les éléments extrémistes en Israël, même si les partisans de la paix et les modérés en Israël étaient plus heureux de s’engager sur la voie de la paix et de la négociation.

Pour le dire en termes simples:

les extrémistes sionistes avaient besoin d’extrémistes palestiniens.

L’extrémisme se nourrit de l’extrémisme.

Dès qu’Arafat est devenu ‘respectable’, voire une icône d’une lutte nationale, l’extrême droite d’Israël a eu un problème.

Et, une fois qu’Arafat a reçu un prix Nobel de la paix, c’était certainement, pour eux assez, c’est assez.

Avant même l’émergence du ‘Hamas’, la saga d’Abu Nidal a montré qu’Israël avait désespérément besoin de terroristes ‘palestiniens’ violents pour être son ennemi.

Et, afin que, le monde puisse voir à quel genre de sauvagerie Israël était confronté.

Arafat et l’OLP ne leur fournissaient pas ce prétexte.

Il existe de nombreux exemples de supposées atrocités palestiniennes; qui se sont avérées être des faux drapeaux orchestrés par Israël.

Par exemple, l’ancien marchand d’armes de Tsahal Ari Ben-Menashe a publié un livre en 1992, intitulé ‘Profits of War: Inside the Secret US-Israeli Arms Network‘.

Il a affirmé que des attaques terroristes ‘palestiniennes’ à l’étranger étaient en réalité organisées par le Mossad.

Les ‘opérations noires’ et les activités d’espionnage ont été conçues pour dépeindre les palestiniens comme des méchants et pour retourner la communauté internationale contre eux.

Il convient de rappeler que, Arafat, même avant la renonciation au terrorisme, était considéré comme s’opposant au terrorisme international (comme aux opérations terroristes effectuées en dehors d’Israël).

Il ne voyait dans ces actions aucun avantage pour la cause palestinienne.

Ce qui rend douteux qu’un acte terroriste lié aux ‘palestiniens’ à l’étranger ait un lien réel avec l’OLP.

Ben-Menashe cite l’exemple du cas de l’attaque ‘palestinienne’ contre le bateau de croisière Achille Lauro, en 1985.

D’après son récit, des espions israéliens ont orchestré l’attaque (se faisant passer pour la mafia sicilienne) en soudoyant un agent palestinien (avec des millions de dollars) pour rassembler une équipe et pour mener l’attaque sur le bateau de croisière.

Les boucs-émissaires ont apparemment reçu l’ordre de rendre l’acte aussi horrible que possible, afin de maximiser le sentiment d’une violence palestinienne.

C’est un exemple parmi tant d’autres.

(Une exploration plus en détail sera faite sur Abou Nidal.)

Au point que, c’était le genre de tour de passe-passe sous faux drapeau auquel Arafat et l’OLP étaient confrontés.

Chaque attaque terroriste ‘palestinienne’, incluant toutes celles avec lesquelles Arafat et l’OLP n’avaient rien à voir (qui, selon divers chercheurs, comprend le massacre des Jeux olympiques de Munich), a sapé le mouvement national palestinien; ainsi que son image à l’étranger et elle a joué en faveur d’Israël.

Comme Gary Kamiya l’écrit dans Salon, en 2004:

À la fin des années 1970, malgré l’opposition véhémente d’Israël, l’OLP était de plus en plus reconnue comme le seul représentant légitime du peuple palestinien.

Pendant cette période, les représentants israéliens ont continué à insister sur le fait que l’OLP était un groupe terroriste pur et simple, voué à la destruction d’Israël […].

Mais, il avançait clairement vers la reconnaissance explicite du droit d’Israël à exister […]

Le monde arabe dans son ensemble avançait également dans cette direction.

En 1981, l’Arabie saoudite a lancé le plan Fahd, qui proposait la paix en échange d’un retrait israélien de Cisjordanie et de Gaza.

Israël a rejeté le plan Saoud comme de la propagande […]’


Notez que là où Israël faisait face autrefois à un ‘ennemi’ qui reconnaissait le droit d’Israël à exister, elle fait face aujourd’hui à un ennemi qui, dit qu’il ne veut que son anéantissement complet.

Mais, encore une fois le Hamas, comme nous le montrerons, est ce que le mouvement sioniste a toujours voulu.


Il est évident qu’il y a toujours eu une directive importante, en Israël.

Il ne voulait pas de règlement négocié impliquant, par exemple, le retrait de la Cisjordanie.

Ce qui, expliquerait pourquoi Arafat n’a jamais été accepté par les israéliens comme un leader légitime.

Vraisemblablement, en 1994, les mêmes forces puissantes étaient à l’origine de l’assassinat du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin.

L’assassinat de Rabin a été perpétré par un extrémiste sioniste.

Le meurtrier était farouchement opposé aux tentatives de Rabin de parvenir à un accord pacifique avec Arafat et les palestiniens.

Sans allez dans une exploration des ‘théories du complot’ autour de l’assassinat de Rabin, il est probable que, son assassinat n’était pas l’œuvre d’un fanatique sioniste solitaire, mais de quelque chose de plus organisé.

Une dizaine d’années plus tard, Arafat est assassiné.

Israël ne l’admet toujours pas.

Mais, désormais, il est largement admis que le cancer d’Arafat a été causé par un empoisonnement au polonium.

Et, bien qu’il soit probable qu’une personne proche de l’entourage d’Arafat soit responsable de l’empoisonnement, il est aussi probable que des agents israéliens étaient impliqués.

(Le dirigeant d’Israël de l’époque, Ariel Sharon, a ouvertement dit qu’il allait tuer Arafat).

Aussi, gardez à l’esprit, pour ceux qui ne s’en souviennent pas que, Arafat a passé les mois avant sa mort sous un siège militaire total des forces israéliennes.

Le 24 septembre 2002, le Conseil de sécurité de l’ONU a exigé la fin du siège, mais Israël a ignoré la résolution.

Arafat a passé la dernière période de sa vie confiné dans une poignée de pièces; pendant, que les structures de l’Autorité Nationale Palestinienne étaient rasées ou bombardées, tout autour de lui.

Il était clair qu’Israël n’essayait pas seulement de détruire le mouvement, mais de tuer Arafat.

La BBC a rapporté les déclarations du gouvernement israélien de l’époque; dans lesquelles le sort d’Arafat était évoqué:

Israël agira pour supprimer cet obstacle de la manière, au moment et selon les modalités qui seront décidées séparément …’

Le complexe d’Arafat assiégé, des chars israéliens et des bulldozers

L’objectif a toujours été clair.

L’un des architectes des accords d’Oslo a déclaré à l’époque, que:

‘le siège de Yasser Arafat par l’armée israélienne au milieu des ruines de son enceinte présidentielle rasée au bulldozer pourrait signifier “la mort” des espoirs d’un État palestinien et d’un accord de paix … ‘

Il est possible de conclure que les assassinats de Rabin et d’Arafat ont marqué la fin de tout espoir de paix, ou d’un accord pendant au moins une génération.

Apparemment, l’assassinat ultérieur d’Arafat a marqué la fin des espoirs palestiniens de progresser de quelque manière que ce soit.

Et, depuis, le mouvement palestinien n’a pas réussi à trouver une autre figure de proue, ou un icône de la stature d’Arafat.

Et, ceci est volontaire, parce que le Hamas, de par sa nature même, est incapable d’être une force politique légitime, ou d’être internationalement reconnu.

Pourtant, paradoxalement, comme je l’ai dit au début, les médias internationaux ne parlent que du Hamas quand ils discutent des palestiniens.

La véritable Autorité Nationale Palestinienne n’est presque jamais mentionnée.

C’est comme, si elle a été écartée de l’équation, de sorte que la dynamique perçue du conflit entre Israël et Palestine peut être rendue beaucoup plus simple.

En fait, la chute d’Arafat et de l’OLP, c’est la perte de contrôle sur le mouvement palestinien.

Elle se produisait déjà bien avant l’assassinat d’Arafat.

Le mouvement s’était détérioré en scission et en corruption.

Il était infecté et miné par la maladie de l’extrémisme ‘islamiste’; qui, a également servi à saper la crédibilité ou la réputation de ce qui était, à l’époque d’Arafat, un mouvement laïc de musulmans, de chrétiens et d’autres non liés à l’islamisme.

Soyons clairs, car c’est absolument crucial à comprendre.

Historiquement, le mouvement palestinien ​​n’a *jamais* été islamiste.

Il n’a même jamais été lié à la religion.

Il était un mouvement politique laïc de musulmans, de chrétiens et d’athées, et leur but était la reconnaissance d’un État officiel.

À cet égard, ils étaient alignés idéologiquement sur le nationalisme laïc qui, caractérisait les États voisins; comme celle de l’Égypte de Nasser, la Libye de Kadhafi et l’Irak baasiste de l’époque (qui ont tous été détruits et remplacés par l’extrémisme islamiste par la ‘guerre contre le terrorisme’ d’inspiration israélienne, et la politique étrangère dirigée par les États-Unis dans la région).

Mais, encore une fois, on doit se demander si c’était le but.

Israël voulait et avait besoin d’islamistes assoiffés de sang et haïssant les Juifs comme ‘ennemi’ et non pas d’un mouvement politique socialiste laïc capable de recueillir un appui et une reconnaissance à l’échelle internationale.


Donc, avec tout cela comme contexte historique, regardons où le Hamas entre dans l’histoire.


Le Hamas, comme beaucoup de groupes islamistes, trouve ses racines dans les Frères ‘musulmans’ [‘Muslim Brotherhood].

Pour information, la plupart des groupes impliqués dans la ‘guerre contre le terrorisme’ menée par les États-Unis étaient des groupes idéologiquement descendants des Frères musulmans.

Et, comme il est noté dans cet article sur le 11 septembre 2001 que, la ‘guerre contre le terrorisme’ est un terme et une doctrine développés sous forme de livre par Benjamin Netanyahu, lui-même.

(Par ailleurs, Netanyahu était aux États-Unis le matin des attentats du 11 septembre. Et il faisait la promotion littéralement de cette idéologie aux politiciens américains. Et, à la même période, le FBI dans le New Jersey procédait à l’arrestation du réseau d’espionnage israélien.)

‘Terrorisme – Comment l’Occident peut gagner’ (?)

De plus, comme relevé dans cet article, Jared Kushner et Donald Trump, les patrons du prétendu Plan de paix au Moyen-Orient, ou ‘accord du siècle’, sont fermement liés à Netanyahu, mais aussi à la plupart des personnalités de l’élite new-yorkaises.

Elles sont liées à Israël et elles sont impliquées dans le World Trade Center et le 11 septembre 2001.

Dans le passé, Kushner était un colocataire de Netanyahu; et il finance personnellement la démolition de maisons palestiniennes et des colonies israéliennes illégales.

[Plus: Trump, 9/11, Kushner 666, Israéliens dansants – Et la grande redirection …]

Ce rappel de la ‘guerre contre le terrorisme’ est important.

Bien que principalement menée par les États-Unis, en réalité ce programme a été développé par Israël et rédigé par Netanyahu.

Et, la plupart des organisations terroristes que cette guerre contre le terrorisme était censée arrêter (puisqu’il a mis le monde arabe en flammes dans le processus) étaient idéologiquement les descendants des Frères musulmans; ceux susmentionnés, qui ont engendré le Hamas.

Revenons donc au Hamas.

Dans les années 80 et 90, il y a pratiquement une guerre civile au sein du mouvement palestinien.

Des affrontements entre les palestiniens laïcs (dirigés par Arafat et l’OLP) et le groupe islamiste en expansion sournoisement soutenu par Israël.

Avec justification, Arafat a même qualifié le Hamas de ‘créature d’Israël’.

Il est clair qu’Israël a choisi un camp dans cette lutte interne pour le contrôle du mouvement et de l’identité palestinienne.

Israël voulait que les islamistes contrôlent le sort des palestiniens.

Même Blog Times of Israel a indiqué que, Israël considérait les islamistes extrémistes comme un allié dans leur lutte contre les laïcs, des gouvernements socialistes arabes et des États.

Il est écrit que, le ‘précurseur du Hamas était les Frères musulmans … L’Égypte et les gouvernements arabes socialistes laïques étaient à l’époque en guerre contre l’extrémisme islamique; les israéliens les considéraient donc comme un allié naturel contre leur ennemi commun …’

De plus, il est noté que le fondateur du Hamas, Shiekh Yassin, ‘était en si bons termes avec l’État israélien qu’il serait soigné dans les hôpitaux israéliens.’

Israël et le pouvoir au Hamas

Israël a donné le pouvoir au Hamas, pour détruire le mouvement national palestinien et pour créer un ennemi permanent, plus adapté à ses besoins.

C’est un fait contre lequel on ne peut plus discuter.

Prenons le témoignage d’un responsable israélien comme Brig. Le général Yitzhak Segeve, qui était un commandant militaire israélien à Gaza, au début des années 80.

Il a déclaré, au New York Times, qu’il a aidé à financer les islamistes en Palestine ‘en tant que “contrepoids” aux laïcs et aux gauchistes de l’OLP …’

Ça en dit long.

Avner Cohen, un ancien responsable israélien, travaillant à Gaza pendant deux décennies, a déclaré au Wall Street Journal en 2009:

‘Le Hamas, à mon grand regret, est la création d’Israël.’

C’était le plan.

De:

  • faire tomber le mouvement national palestinien,
  • supprimer Arafat comme icône de la lutte nationale palestinienne,
  • les remplacez par des terroristes islamistes haïssant les Juifs …,
  • détruire toute voie vers un État palestinien,
  • réduire la sympathie internationale pour les palestiniens,
  • et de créer un ennemi permanent et une situation de guerre; pour fournir à l’État israélien toutes les justifications dont il a besoin. Dont, le but est de poursuivre une politique hostile à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem.

Par ailleurs, cette chronologie a coïncidé avec le renversement, ou l’affaiblissement de la ‘guerre contre le terrorisme’ de chaque État, ou gouvernement régional.

Lesquels sont ceux qui, ont un quelconque intérêt à soutenir le mouvement national palestinien (l’affaiblissement du Liban, le renversement des baasistes en Irak, la guerre secrète contre la Syrie, le renversement de l’État libyen, etc.).

Et, à l’heure actuelle, cette affaiblissement s’effectue avec la neutralisation ultérieure de tous les autres États arabes par des moyens diplomatiques ou financiers (via le plan de paix de Jared Kushner).

Tous sauf le Royaume hachémite de Jordanie, comme souligné dans le précédent article.

C’est pourquoi le roi Abdallah II est désormais la cible d’Israël.

Contrairement au Hamas islamiste (qui sert les besoins d’Israël), Abdullah II et les Jordaniens sont investis dans les droits et la protection des chrétiens, des musulmans et des laïcs en Palestine.

La véritable identité palestinienne, telle qu’elle était avant que le mouvement ne soit détourné et redirigé .


Avec le recul, on peut maintenant facilement voir que l’ère Arafat a été l’âge d’or du mouvement palestinien.

Le seul moment où la possibilité d’un État palestinien a jamais été sur la table.


Depuis lors, le Hamas a pratiquement pris le contrôle de Gaza et du mouvement palestinien de plus en plus ‘islamisé’.

(En témoigne, l’exode de chrétiens palestiniens, qui faisaient entièrement partie du mouvement de l’ère Arafat mais qui ont maintenant peur du Hamas).

C’est un tour de passe-passe.

Et, c’est cette réelle dynamique qu’il faut garder à l’esprit à chaque fois que vous entendez parler de roquettes tirées par le Hamas sur Israël; et quand Israël bombarde Gaza en représailles, etc.

C’est essentiellement Israël qui s’attaque elle-même via son propre chien en laisse et qu’elle a fabriqué.

Puis, elle utilise cet acte pour justifier des représailles disproportionnées.

Rien de tout cela n’indique que l’Autorité Nationale Palestinienne, ou Mahmoud Abass, est une autorité particulièrement efficace pour le peuple palestinien.

Ils semblent avoir peu fait depuis plus d’une décennie, et les accusations de corruption et de mauvaise gestion semblent valables.

Aussi, les médias israéliens soulignent que, l’annulation par Abass des élections palestiniennes devant avoir lieu ces dernières semaines indique qu’il est un dictateur.

Et, que cette annulation des élections peut être la cause des troubles; qui, ont secoué Israël et les territoires palestiniens au cours de cette dernière quinzaine.

Premièrement, l’annulation des élections n’était pas la cause des troubles mais ce sont plutôt les expulsions forcées de Sheik Jarrah et la violation de la mosquée d’Al-Aqsa.

Deuxièmement, l’annulation de l’élection (la première occasion de voter pour les palestiniens depuis plus de quinze ans) s’annonçait mal d’après l’autorité palestinienne.

Il existe un argument valable; selon lequel, l’une des raisons pour lesquelles ils sont réticents à organiser des élections est qu’ils craignent que le Hamas ne gagne encore plus de terrain.

Or, cet argument aurait été une crainte logique, si par exemple, les actions récentes d’Israël concernant le cheikh Jarrah et le complexe Al-Aqsa avaient coïncidé avec les élections palestiniennes.

Dans ce cas, il aurait été possible que des électeurs palestiniens très en colère se tournent par réflexe vers le Hamas.

Et, imaginez si le Hamas prenait à un moment donné le contrôle politique total de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est: pensez-vous qu’Israël tolérerait cela?

Ne donnerait-il pas en fait à Israël tous les prétextes restants dont elle a besoin pour prendre le contrôle total de ses territoires occupés et suspendre toute représentation politique palestinienne ?

Ce qui démontre à quel point la dynamique est délicate pour les palestiniens.

De plus, est-il même possible de tenir des élections justes et bien gérées sous une occupation militaire?

Ce qui, encore une fois, n’est pas pour excuser Abbas (qui semble ne jamais vouloir abandonner le ‘pouvoir’), qui a clairement été un leader boiteux s’accrochant à une position de plus en plus vide de sens.

Mais quels voies, politiquement parlant, sont encore disponibles pour l’autorité palestinienne?

La résistance armée est une question impensable parce qu’Israël écraserait la Cisjordanie (et, aussi de toute façon, car le Hamas semble être celui qui est visé).

Les appels à la communauté internationale sont inutiles, car l’ONU n’a ni la capacité ni la volonté d’appliquer le droit international dans les territoires occupés.

Et, parce qu’aucun président américain autre que Barak Obama n’a osé dénoncer les violations israéliennes des Conventions de Genève et des résolutions de l’ONU.

Même l’approche pacifique représentée par le mouvement BDS est désormais infructueux; car les États-Unis, le Royaume-Uni et d’autres l’ont rendu pratiquement illégal.

Israël a clairement indiqué que la solution à deux États est morte.

Au fond, elle était déjà morte, et bien avant que le leader fantoche d’Israël, Donald Trump, choisisse de reconnaître Jérusalem illégalement occupée comme la ‘capitale éternelle’ d’Israël.

Un acte que, l’administration Joe Biden n’osera plus remettre en question.

Qu’est-ce que ça veut dire?

Cela signifie qu’il n’y a pas de processus de paix et donc plus rien à négocier.

Donc, l’Autorité Palestinienne *littéralement* n’a rien à faire; nulle part où se tourner et rien vers quoi se diriger.

Il n’est pas étonnant qu’ils ont passé les douze dernières années à paraître inutiles.

Après Arafat, il n’y avait aucun débouché ou direction; et, le Hamas est devenu le visage du mouvement palestinien.

Mais, encore une fois: c’était la situation recherchée.

Et, maintenant nous sommes plus des témoins de ce qui se passe, faisant partie de cet état de fait recherché; et, ce dont nous sommes témoins depuis près de vingt ans.

Article source sur Burning Blogger,

de S. Awan

S. Awan, qui se fait appeler Burning Blogger of Bedlam, est journaliste, historien amateur et critique de cinéma, de musique et de culture.

Traduction Neilly F. Mind



‘Ce n’est pas le Hamas contre Israël c’est le peuple palestinien contre l’oppresseur et l’occupant Israël’, dont il est question.

‘Nous écrivons notre histoire, et la plume est trempée dans le sang palestinien.’

Mads Gilbert, À Gaza Israël pratique le terrorisme d’État



Autres et mises à jour

  • Sur la questions de Barak Obama qui a osé dénoncer les violations israéliennes des Conventions de Genève et des résolutions de l’ONU.

‘Le rapport Goldstone a conclu que l’armée israélienne, à la tête par Ehud Barak, a commis de graves crimes de guerre qui constituent une “infraction grave” des Conventions de Genève.

Ces crimes, qui ont été vus par des millions de téléspectateurs, forcerait l’administration Obama à choisir entre soutenir le droit international pour crimes de guerre ou le régime criminel sioniste basé à Tel-Aviv et à Jérusalem.

Avec Rahm Emanuel, le fils d’un terroriste sioniste à la tête de la Maison Blanche, il semble que l’administration Obama se range du côté des criminels Ehud Barak, Ehud Olmert et Shimon Peres.

Cf: Goldstone défie Obama sur les crimes de guerre israéliens [octobre 2009]

Autres lectures ...

2 Comments

  1. Thank you, my friend: not just for sharing my article, but also for including all the links back to my site.

    1. Neilly Free Mind

      The pleasure is mine, S. Awan

      And thank you to you.

      You can’t know how much you made.

      You make my day

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