‘Afghanistan: One Defining Image & Several Burning Questions …’

par S. Awan

Il faut dire que, s’il y a une image marquante qui semble capturer toute la saga de la guerre en Afghanistan, c’est la rediffusion de l’image des personnes s’accrochant désespérément et en vain au dessous d’un avion américain, lors de son départ.

Cela ne me surprendrait pas si, dans l’avenir, cette image reste le symbole marquant du dure épisode de l’OTAN et des vingt années du bourbier de l’occident dans le ‘cimetière des empires’.

Si l’Irak se résumait à l’image quelque peu grotesque de Bush se tenant devant le panneau ‘Mission accomplie’, alors la vue des alliés afghans terrifiés et abandonnés par les occupants occidentaux, essayant de s’accrocher littéralement à l’avion à son départ (et, métaphoriquement, des promesses creuses) de leurs hôtes étrangers, semble tout illustrer: le sentiment d’échec, le sentiment de désespoir, le sentiment de trahison et, peut-être enfin, le sentiment d’inévitabilité.

En fait, en matière d’illustration de la guerre en Irak, la plupart des pom-pom girls pro-guerre et néo-impérialistes préféreraient que l’image à immortaliser soit celle de la statue de Saddam Hussein renversée par la foule irakienne.

Mais ce navire a longtemps navigué et la réalité n’a pas permis que cette image soit, ou reste définitivement une représentation de la guerre en Irak, comme le souhaiteraient les néo-conservateurs.

De même en Afghanistan, les années ont passé et cette campagne sans fin s’est aussi reflétée dans les analyses et dans ce chaos à l’aéroport de Kaboul.

Et, ainsi, le souvenir de ces personnes accrochées à cet avion restera graver dans des esprits.

J’ai déjà posté un long article sur des questions plus vastes sur ces vingt années (20 ans depuis juillet 2021) de campagne; en analysant la cause de cette guerre et en explorant divers aspects importants sur cette saga, y compris le commerce de l’héroïne.

Dans cet article, concentrons-nous uniquement sur les événements des dernières semaines.

Il y a des questions brûlantes et des éléments très étranges qui doivent être abordés.

Autrement dit, certains faits ces dernières semaines ne concordent pas.

Tout d’abord, fondamentalement, c’est ce désordre, cette incompétence flagrante et cette profonde amertume, à terme, qui définira toute la mésaventure de ces deux décennies: un rappel tardif de la réalité humaine mais souvent négligée par les déroutantes manoeuvres géopolitiques et les réflexions relatives à la politique étrangère.

Malheureusement pour lui, on se souviendra aussi de Joe Biden comme l’homme qui a présidé cet épilogue inhumain et chaotique.

Non pas que Biden ne soit pas maladroit et incompétent, mais ce gâchis en Afghanistan n’était pas sa création.

Pour cela, le gang Bush, Blair et l’OTAN doivent faire l’objet d’un examen plus minutieux.

En réalité, c’est le prédécesseur de Biden, Donald Trump, qui a déclenché ce retrait de l’Afghanistan; il comprenait des négociations américaines avec les talibans, au début de l’année 2020.

Et, ils ont promis un retrait du pays d’ici mai 2021.

Cela étant dit, Biden s’est montrait plus que maladroit et incompétent pendant l’évacuation chaotique des États-Unis.

Il est en fait apparu comme sourd, indifférent et même insensible.

Son discours le soir où Kaboul est tombé aux mains des talibans était si faux qu’il faut se demander, si la rédaction a vérifié son discours.

D’une part, le fait que Biden accuse les forces afghanes de ne pas tenir tête aux talibans, ou de fuir dans certains cas, est très injuste.

À première vue, pendant près de vingt ans, les forces afghanes étaient entièrement dépendantes du soutien de l’OTAN; puis soudainement, les forces américaines sont rappelés alors que les talibans se déchaînaient à travers le territoire.

Deuxièmement, comment diable les combattants afghans étaient-ils censés garder le moral et se battre avec conviction alors qu’ils savaient que (1) les américains ont déjà signé un accord avec les talibans en 2020.

Puis (2), le président afghan Ashraf Ghani a littéralement *fui le pays* dès le premier signe de la chute de Kaboul.

De plus, (3) on s’attend généralement à ce que les talibans exécutent les combattants et les commandants ennemis lorsqu’ils les capturent.

Honnêtement, si vous faisiez partie de ces forces afghanes, que vous vous sentiez abandonné par l’OTAN et les États-Unis, que vous saviez que les américains ont déjà passé un accord avec les talibans, et que vous voyez votre propre président fuir dans un autre pays …, auriez-vous vraiment le moral et la conviction pour lutter encore?

Et … en parlant des accords passés entre l’administration Trump et les talibans (puis repris par l’administration Biden), on ne peut s’empêcher de se demander:

Comment les États-Unis ont-ils pu négocier des accords avec les talibans, concernant l’avenir du pays, tout en *prétendant* soutenir et responsabiliser le gouvernement afghan et leurs forces?

Si les États-Unis croyaient que le gouvernement afghan pouvait survivre, ou était prêt à supporter la charge, pourquoi négociaient-ils avec les talibans?

Et, comment Biden peut-il reprocher aux forces afghanes de ne pas se battre assez fort, alors que les américains eux-mêmes étaient dictés par les talibans.

Ces mêmes talibans qui, des semaines avant la chute de Kaboul, exécutaient déjà des fonctionnaires de la sécurité afghane?

Cet étrange transfert de pouvoir n’a aucun sens.

À moins qu’un jeu d’échecs très complexe et en 4D est en train de se jouer.

Cette opération ressemble à rien de moins qu’à une totale capitulation des États-Unis et de l’OTAN; ce qui dépeint le fiasco complet de vingt années d’opérations en Afghanistan, depuis le 11 septembre 2001.

Et, comme soutenu dans une précédente partie sur l’Afghanistan, la logique même dit que si les forces afghanes sont bien entraînés, équipés et préparés par leurs sponsors étrangers, ils ne se seraient pas effondrés en si peu de temps.

De même, si l’infrastructure étatique afghane et ses institutions sont si bien établies et sécurisées par ses mécènes étrangers (depuis vingt ans sur les lieux), les talibans n’auraient pas pu prendre le contrôle à cette vitesse presque comique.

Le fait que les États-Unis négociaient avec les talibans signifie sûrement, en soi, qu’ils n’avaient pas beaucoup confiance dans la capacité du gouvernement afghan à réussir.

Cependant, s’ils n’avaient aucune conviction dans la réussite de l’État afghan naissant, alors pourquoi les États-Unis se sont-ils engagés à un retrait complet d’Afghanistan?

À moins, … qu’ils s’attendaient à ce que les talibans prennent entièrement le relais et, de ce fait, cette accord ne les dérangeaient pas.

Encore une fois, j’aimerais presque qu’il y *ait * une sorte de jeu d’échecs en 4D, mais cette partie ne semble pas l’être.

Ces plusieurs jours de chaos et de désespoir à l’aéroport de Kaboul semblent suggérer, encore une fois, une pure incompétence.

Au fur et à mesure que vous l’observez cette histoire, elle devient de plus en plus étrange

L’attaque meurtrière de ce même aéroport par ‘ISIS K’ (qui se prononce comme une céréale de petit-déjeuner islamiste) renforce également ce sentiment de chaos sans espoir, même si, en même temps, l’attaque de l’aéroport elle-même semblait étrange.

Il est étrange que Biden lui-même a mentionné la probabilité d’une attaque de ISIS sur l’aéroport juste un jour ou deux avant que l’attaque ne se produise.

En effet, si les États-Unis, et vraisemblablement les talibans, ont été prévenus ou avaient une pré-connaissance de l’attaque contre cette aéroport, elle aurait pu être interrompue à tout moment?

Peut-être qu’en l’espèce je suis injuste; probablement, le résultat des années d’examen sur des attaques terroristes sous fausse bannière [faux drapeau].

Peut-être que ‘ISIS K’ a eu de la chance.

Mais la marque ‘ISIS’ elle-même est le rejeton de l’ingérence américaine et de l’Occident en Irak, en Libye et en Syrie.

Et, maintenant l’une de ses ramifications bombarde des civils; lesquels, tentent de fuir vers un autre pays dans lequel les États-Unis et leurs alliés se sont précipités.

Ce qui donne la nausée, c’est de voir l’israélienne du Mossad, Rita Katz, réapparaître en tant qu’expert sur le sujet.

Depuis 2014, l’organisation de Katz, le SITE Intelligence groupe, est responsable de la plupart des vidéos de propagande et des publications de ISIS.

Et, naturellement, elle était sur place pour ‘traduire’ les déclarations de ‘ISIS K’ concernant l’attentat à la bombe à l’Aéroport de Kaboul.

Le 26 août, elle a tweeté une image d’un attentat à la bombe à Gaza et l’a présentée comme une scène d’attentat à l’aéroport de Kaboul; qu’elle a été amenée à corriger.

Reste à voir ce qu’il adviendra de cette émanation de ‘ISIS’ à Khorosan.

Or, le fait qu’elle considère les talibans comme un ennemi et que les talibans considèrent ISIS comme ‘anti-islamique’, trop extrême et essentiellement une création étrangère, tend à la possibilité que ‘ISIS K’ soit un agent-provocateur soutenu par des organismes étrangers d’une certaine manière.

Dans ce contexte spécifique, les talibans sont à peu près les bons gars dans l’équation; ce qui est plutôt extraordinaire.

Là encore, les talibans eux-mêmes sont généralement soutenus par des entités étrangères et depuis leur création..

Par exemple, le réseau Haqqani, profondément lié à la direction actuelle des talibans, et inscrit sur une liste noire, en tant que groupe terroriste (et interdit au Pakistan), par les États-Unis et le Royaume-Uni.

En outre, ce réseau a reçu l’aide de la CIA, de l’ISI pakistanais et d’autres, ainsi que par des riches donateurs des États du Golfe Persique.

Il est très difficile de croire que cette attaque en Afghanistan est un événement imprévu.

Par exemple, l’actuel chef des talibans afghans, le Mollah Baradar, était en prison au Pakistan jusqu’à fin 2018; mais il a été libéré grâce à l’intercession américaine via le Qatar.

Puis, nous apprenons que les talibans ont installé leurs bureaux à Doha à la demande des États-Unis.

À l’époque, un analyste pakistanais a déclaré, à Al Jazeera:

Cette libération est intervenue à un moment où les États-Unis ont commencé à parler directement aux talibans, il semble que le moment [de cette libération] soit vraiment important’.

Cela se passait sous l’administration Trump, lorsque l’ancien homme de la CIA, Mike Pompeo, menait les opérations relatives à la politique étrangère.

D’autres personnalités talibanes de haut niveau ont également été libérées de prison.

De plus, les États-Unis ont poussé le gouvernement afghan, au terme de la date butoir du 3 août, à libérer des ‘milliers’ de combattants talibans des prisons afghanes.

(Comme le rapporte le Wall Street Journal, ici).

Plus étrange encore, il est reconnu que ‘des milliers de combattants de l’ISIS K’ ont été libérés des prisons par les talibans, eux-mêmes.

Ce qui ne semble pas du tout coller au récit.

Mais qu’est-ce qu’il y a encore?

Pourquoi les combattants de ISIS en Afghanistan ont-ils été libérés?

Avant tout, pourquoi les combattants et les dirigeants talibans, dont certains étaient en prison sans doute pour des raisons valables, ont-ils été libérés grâce à des négociations impliquant les américains ?

Mais … j’ai presque renoncé à essayer de trouver une logique à ces faits.

Encore plus déroutant, les talibans ont proposé aux Américains la possibilité de conserver le contrôle de *tout* Kaboul, mais les États-Unis ont décliné cette offre!

Selon, le Washington Post:

‘Lors d’une réunion en personne organisée à la hâte, de hauts responsables militaires américains à Doha, dont McKenzie (le commandant du Commandement Central Américain) se sont entretenus avec Abdul Ghani Baradar, chef de l’aile politique des talibans.

D’après, le responsable américain, Baradar a déclaré:

Nous avons un problème.

Nous avons deux options pour y faire face: vous [l’armée américaine] assumez la responsabilité pour sécuriser Kaboul ou vous devez nous permettre de le faire … ‘

Or, les États-Unis ont décidé qu’ils ne voulaient que le contrôle de l’aéroport et les talibans garderaient le contrôle de la ville.

Mais si les États-Unis avaient accepté l’offre des talibans et gardé le contrôle de toute la ville, jusqu’à la date limite, il aurait été plus facile d’évacuer tout le monde dans le calme, que cela soit les américains et les afghans alliés.

Aucun taliban armé aurait pu intimider les personnes ou contrôler l’accès à l’aéroport.

Et, probablement, il n’y aurait eu aucune faille de sécurité de ISIS et ni autant de morts.

Il semble, qu’ils étaient vraiment pressés de céder le contrôle aux talibans, au détriment de la possibilité de conserver un meilleur contrôle sur l’évacuation et des conditions.

Pourquoi les États-Unis ont-ils rendu leur tâche plus difficile et pour tous les autres?

Aussi choquant que cela puisse être, on peut se demander si cet événement meurtrier à l’aéroport était d’une manière ou d’une autre *souhaité *.

La BBC, via son programme phare Newsnight, a révélé que:

Les responsables britanniques ont demandé aux afghans de se rendre à l’Abbey Gate, l’entrée de l’aéroport de Kaboul, quelques heures avant l’attentat suicide de jeudi, …

Les e-mails vus par Newsnight montrent que même si le Royaume-Uni et les États-Unis considéraient qu’une menace à l’aéroport était imminente, l’ambassade britannique a dit aux gens d’utiliser l’Abbey Gate.’

Les afghans éligibles à l’évacuation en raison de leur collaboration avec les forces britanniques étaient vraisemblablement dirigés directement dans la zone à risque, même si l’attaque de ISIS était tout à fait attendue.

Le reportage de la BBC poursuit:

Une femme afghane employée par l’ambassade britannique à Kaboul a déclaré que, les conseils aux personnes du Royaume-Uni, souhaitant quitter le pays ce jour-là, étaient “conflictuels et confus” …

Elle a déclaré: Vous ne devriez pas appeler les gens à la porte d’embarquement, pas si vous connaissez la situation.

Je suis surpris car si j’étais responsable, je ne demanderais pas aux gens de risquer leur vie.

[Le gouvernement britannique] ne répondait pas à mes e-mails. …’

Encore une fois, comme pour toutes ces questions et problèmes que je soulève ici: de quoi s’agit-il?

D’une incompétence ou d’une manoeuvre dissimulée ?

Est-ce une véritable perte de contrôle et une mauvaise planification … ou une sorte de chaos organisé?

Je ne sais pas quelle est la réponse.

Mais attendez, ce n’est pas fini.

D’après de multiples témoins oculaires, des rapports sur près de 200 civils tués, dans le l’attentat apparent de ISIS K sur l’aéroport, n’ont pas été tués par la bombe … mais par les troupes américaines.

Le samedi, un journaliste BBC nommé Secunder Kermani a posté une vidéo sur Twitter, sur laquelle des civils afghans sont interrogés à l’aéroport de Kaboul.

“Beaucoup de personnes à qui nous avons parlé, y compris des témoins oculaires, ont déclaré qu’un nombre important de personnes décédées ont été abattues par les forces américaines dans la panique après l’explosion“…’

D’autres témoins oculaires ont affirmé que les troupes américaines et turques tiraient sur des personnes depuis une tour.

Alors que diable s’est-il réellement passé?

Si je continue, il faudra me prescrire des antidépresseurs ou quelque chose de ce genre.

Voyons ensemble un autre point.

Comme cette affaire:

Les talibans ont eu accès à des bases de données et à de vastes quantités d’informations personnelles sur les citoyens afghans, ce qui leur permettra de cibler divers individus.

Comme le Sky News rapporte:

Les talibans ont eu accès à de vastes quantités d’informations personnelles via d’anciennes bases de données de l’armée américaine et du gouvernement afghan qui pourraient leur permettre de cibler des civils … .

Ce serait la première fois que le groupe obtiendrait les informations personnelles de civils afghans d’une telle ampleur … .

De plus, des rapports montrent des documents exposant l’identité des candidats à un emploi et des travailleurs afghans se sont retrouvés devant l’ambassade britannique; la menace d’informations d’identification se retrouvant entre de mauvaises mains est plus réelle que jamais.

Cela inclut la reconnaissance faciale et les données biométriques, issues de la technologie américaine qui visait à collecter des données biométriques sur 80% de la population afghane.

Initialement, ces technologies ciblaient les criminels et les insurgés.

Mais, plus tard, elles se sont étendues à tout le monde, y compris l’identification des afghans qui travaillaient pour les États-Unis, les forces britanniques ou de l’OTAN.

En d’autres termes, les talibans ont désormais accès à des données de surveillance de masse sur la majeure partie de la population; et, ils peuvent vraisemblablement commencer à viser diverses personnes.

C’est l’idéal?

Curieusement, il semble que les États-Unis et l’OTAN n’ont pas pensé à un autre fait, ou ne se sont pas souciés de ce fait, lorsqu’ils ont organisé le transfert du pouvoir aux talibans.

Comme indiqué dans l’article d’il y a quelques semaines, les États-Unis n’ont pas non plus supprimé ou détruit diverses technologies, armes, véhicules et autres ressources dans leurs bases abandonnées.

Ce qui a permis aux talibans de s’emparer de ces bases et de prendre possession de tout ce que l’armée Américaine a laissé.

Une erreur? Un oubli? Ou une autre explication?

Je le demande à nouveau ici parce que les États-Unis ont montré qu’ils peuvent et pourrait détruire des choses quand ils le veulent.

Curieusement, la CIA a procédé à une démolition contrôlée de sa base juste à l’extérieur de Kaboul, le même jour de cette supposée attaque de ISIS K sur l’aéroport de Kaboul.

Apparemment, cela visait à empêcher que des informations sensibles ne tombent entre les mains des talibans; lesquelles, pourraient être utilisées pour cibler les afghans travaillant pour les forces de l’OTAN.

Très bien; mais comment se fait-il qu’ils ont voulu et pu détruire la base de la CIA, mais pas les diverses bases militaires, les trésors d’armes et de matériel que les talibans ont capturés?

Et, pourquoi n’ont-ils pas été préoccupés par les bases de données et les données biométriques qui rendraient des dizaines d’afghans vulnérables?

Y avait-il autre chose dans données de la CIA qui les inquiétaient?

Je suppose que nous ne le saurons jamais.

Enfin, dissipons l’idée fausse selon laquelle l’Afghanistan a toujours été un pays arriéré et chaotique vivant à l’âge de pierre; et que seule une organisation comme les talibans peut la diriger.

Cette vision du pays largement répandue est une insulte aux afghans et à leur histoire.

L’Afghanistan dans les années 60 et 70

Comme de vieilles vidéos le montrent.

Comme l’Iran avant les ayatollahs (et rappelons-nous que c’est le renversement britannique et américain du gouvernement iranien laïc dans les années 1950 qui a ouvert la voie aux ayatollahs), Kaboul et d’autres parties de l’Afghanistan étaient relativement progressistes et tournés vers l’avenir.

En général, les femmes n’étaient soumises à aucune restriction; et, les universités et les lieux d’apprentissage prospéraient.

L’Afghanistan faisait même partie de la piste hippie, attirant des voyageurs et des pèlerins occidentaux.

La guerre froide, l’invasion soviétique et la campagne djihadiste qui a suivi, soutenue par les États-Unis, ont créé les conditions sociétales que nous voyons maintenant en Afghanistan.

Si les États-Unis peuvent être (à tort ou à raison) critiqués pour avoir favorisé une mentalité zélée d’une guerre sainte en Afghanistan et ainsi l’avoir créé, en fin de compte, les talibans, les soviétiques sont également à blâmer.

Et, peut-être, ces derniers plus encore pour le fondamentalisme religieux qui a dominé le pays depuis lors.

La répression soviétique de la religion et du culte en Afghanistan a été brutale.

Dans certains cas, des afghans ont été arrêtés et même tués simplement pour avoir tenté d’accomplir leurs prières traditionnelles.

Pas étonnant que les combattants antisoviétiques soient devenus des islamistes radicaux puisque leur religion elle-même était violemment réprimée par des non-croyants étrangers.

Si les afghans s’étaient développés par eux-mêmes, suivant leur propre destin, au lieu d’être un pion ou un prix dans les jeux des puissances étrangères, il est probable qu’aujourd’hui, ce serait un pays et une société complètement différentes.

Probablement, elle ressemblerait à une Afghanistan plus ouverte et développée depuis les années 60 et 70.

Les afghans, du moins ceux qui ne voulaient pas revenir à l’époque des talibans, ont reçu de faux espoirs.

Les États-Unis, l’OTAN et la communauté internationale, ainsi que des personnes corrompues et faibles de leurs propres établissements gouvernementaux leur ont vendus de fausses promesses.

Tous saluent les talibans conquérants.

Hé, vous savez quoi?

Ce n’est probablement même pas le pire des cas.

‘Afghanistan: One Defining Image & Several Burning Questions …’,

par S. Awan

S. Awan, qui se fait appeler Burning Blogger of Bedlam, est journaliste, historien amateur et critique de cinéma, de musique et de culture.

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